un moine endormi dans un clocher pendant que sonnent les cloches du matin

France · chantée en anglais

Are You Sleeping, Brother John?

« Are You Sleeping, Brother John? » est la version anglaise du canon français « Frère Jacques » — on presse un moine de se réveiller pour sonner les cloches du matin ; la mélodie remonte au moins à la fin du XVIIIe siècle.

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Paroles

Are you sleeping, are you sleeping, Brother John, Brother John? Morning bells are ringing, Morning bells are ringing, Ding-dang-dong, ding-dang-dong.

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Traduction française

Dors-tu encore, dors-tu encore, frère Jean, frère Jean ? Les cloches du matin sonnent, les cloches du matin sonnent, ding, dang, dong, ding, dang, dong.

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Are You Sleeping, Brother John? en un coup d'œil

Pays d'origine
🇫🇷 France
Chantée en
anglais
Version de
Frère Jacques
Paroles de
Traditionnel
Première attestation
mélodie attestée dès la fin du XVIIIe siècle (origine française)
Âges conseillés
2–7
Ambiance
ludique, traditionnelle
Dernière mise à jour
27 août 2026

Comment la chanter

  1. Chantez-la en canon — un deuxième groupe reprend du début quand le premier arrive à « Brother John ».
  2. Ajoutez un troisième puis un quatrième groupe, chacun avec une ligne de retard, pour construire l'harmonie couche par couche.
  3. Faites sonner une cloche imaginaire sur « ding-dang-dong » pour garder tout le monde en rythme.

Sens et origine

Pour la plupart des enfants, c’est la toute première expérience du chant en canon — et la chanson enseigne ce tour depuis très longtemps. Les paroles harcèlent gentiment un moine endormi, Brother John, pour qu’il se lève : les cloches du matin sonnent, et les sonner (ou du moins être debout pour les prières de l’aube) est son travail. Le ding-dang-dong final, c’est justement la cloche qu’il est censé faire tinter, chantée par les enfants qui lui servent, en somme, de réveille-matin.

En anglais, il s’appelle « Brother John », mais la chanson est française : c’est la version de Frère Jacques connue dans tout le monde anglophone. La mélodie est réellement ancienne — elle apparaît dans un manuscrit français d’environ 1775–1785 et paraît en version imprimée en 1811 — et ses véritables origines sont perdues : les chercheurs ont tout proposé, de la moquerie des moines paresseux à un lien avec un chirurgien du XVIIe siècle nommé Frère Jacques, mais rien n’est établi.

Ce qui l’a rendue universelle, c’est sa construction ingénieuse. La mélodie est si courte, et ses phrases s’emboîtent si bien les unes sur les autres, qu’un groupe peut se diviser en deux, trois ou quatre, chacun partant avec une ligne de décalage, et le tout se verrouille en harmonie. Pour un enfant, découvrir qu’on peut chanter « contre » ses camarades et sonner juste malgré tout est une petite révélation — et ce moine ensommeillé l’offre, génération après génération, depuis plus de deux cents ans.

Questions fréquentes

De quoi parle « Are You Sleeping, Brother John? » ?
De se lever pour le travail. La chanson taquine gentiment un moine endormi — « Brother John » — pour qu'il se réveille : les cloches du matin sonnent, et c'est à lui de les sonner (ou du moins d'être debout pour les toutes premières prières). « Ding-dang-dong », c'est le son de la cloche qu'il est censé faire tinter.
D'où vient « Are You Sleeping, Brother John? » ?
C'est la version anglaise de la chanson française « Frère Jacques ». La mélodie est ancienne — une forme précoce figure dans un manuscrit français d'environ 1775–1785, et elle fut publiée pour la première fois en 1811. Ses origines font débat, mais aucune des théories n'est prouvée.
Pourquoi chante-t-on généralement « Are You Sleeping, Brother John? » en canon ?
Parce qu'elle est faite pour ça. La mélodie est courte et chaque phrase s'emboîte parfaitement sur la suivante : plusieurs groupes peuvent la chanter en décalant d'une ligne, et l'ensemble sonne toujours juste — c'est précisément ce qui en fait un si bon premier canon pour les enfants.

Sources