
Paroles
Uboga, uboga ježeva mati, kolko je, kolko je mogla prestati, morala je, morala ježa rodili, pa jo je, pa jo je pikal po riti.
#Traduction française
Pauvre, pauvre mère hérisson, combien, oh combien elle a dû endurer, il lui a fallu, il lui a fallu mettre au monde un hérisson, et il l'a piquée, il l'a piquée partout sur le derrière.
#Uboga, uboga ježeva mati en un coup d'œil
- Pays d'origine
- 🇸🇮 Slovénie
- Chantée en
- slovène
- Paroles de
- Traditionnel
- Première attestation
- ni auteur ni date attestés ; imprimée dans un recueil de chansons d'école maternelle slovène et enregistrée sur un CD de berceuses slovènes de 2006
- Âges conseillés
- 2–7
- Ambiance
- ludique, traditionnelle
- Dernière mise à jour
- 27 août 2026
Sens et origine
C’est une toute petite comptine comique bâtie sur une seule blague déclamée sans sourire : plaignons la pauvre mère du hérisson. Avec une compassion exagérée, elle s’émerveille de tout ce qu’elle a dû supporter — il lui a bien fallu mettre au monde un hérisson, après tout, et la petite chose piquante n’a cessé de la piquer. Le comique vient entièrement de ce qu’un fait évident au sujet des hérissons (ils sont couverts de piquants) est traité comme une véritable épreuve, digne de condoléances solennelles.
C’est le genre de courte comptine absurde que les enfants adorent précisément parce qu’elle est un peu grossière et très saugrenue. Aucune des deux sources que nous avons retrouvées ne nomme d’auteur ni ne donne de date : l’école maternelle de Slovenska Bistrica imprime les paroles dans son recueil de chansons, et une version commençant par « Uboga je bila ježeva mati » a été enregistrée pour « Al’ že spiš? », un CD de 2006 des berceuses que les Slovènes chantent réellement, collectées en 2005 et 2006 sous la direction de l’ethnomusicologue Katarina Juvančič. Qu’elle figure sur un CD de berceuses dit quelque chose de son usage — un brin de non-sens apaisant à l’heure du coucher — mais son âge n’est pas établi. Tout son charme est dans sa brièveté : une seule idée ridicule, livrée au premier degré, et déjà terminée avant d’avoir lassé.
Questions fréquentes
- De quoi parle cette comptine ?
- D'une compassion comique pour la mère du hérisson. Elle s'émerveille de tout ce qu'elle a dû endurer — il lui a fallu mettre au monde un hérisson, et celui-ci n'a cessé de la piquer de ses épines. Le comique tient à cette pitié absurde, déclamée le plus sérieusement du monde, pour une mère dont le propre bébé est couvert de piquants.
- « Uboga, uboga ježeva mati » est-elle à prendre au sérieux ?
- Non — c'est un pur non-sens. La comptine part du fait évident que les bébés hérissons sont piquants et en tire une fausse compassion pour la pauvre mère, ce que les enfants trouvent très drôle.
- Qui a écrit « Uboga, uboga ježeva mati », et où est-elle attestée ?
- Aucune des deux sources que nous avons retrouvées ne nomme d'auteur. Le texte est imprimé, exactement dans la forme donnée ici, dans un recueil de chansons compilé par l'école maternelle de Slovenska Bistrica, et une version commençant par « Uboga je bila ježeva mati » est la piste 31 de « Al' že spiš? ali Kako uspavamo v Sloveniji », un CD de 2006 de berceuses enregistrées sur le terrain dans toute la Slovénie en 2005 et 2006 par des étudiants sous la direction de l'ethnomusicologue Katarina Juvančič. Aucune des deux sources ne la date : son âge reste inconnu.


