un jardin clos de murs, avec clochettes, coquillages et fleurs en rangées bien nettes

Royaume-Uni · chantée en anglais

Mary, Mary, Quite Contrary

« Mary, Mary, Quite Contrary » est une comptine anglaise imprimée dès 1745 ; ses questions énigmatiques ont été lues comme des messages codés sur les reines Tudor et la religion, mais aucune de ces lectures n'est prouvée.

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Paroles

Mary, Mary, quite contrary, How does your garden grow? With silver bells and cockle shells, And pretty maids all in a row.

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Traduction française

Mary, Mary, si contrariante, comment pousse ton jardin ? Avec des clochettes d'argent et des coques, et de jolies demoiselles, toutes en rang.

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Mary, Mary, Quite Contrary en un coup d'œil

Pays d'origine
🇬🇧 Royaume-Uni
Chantée en
anglais
Paroles de
Traditionnel
Première attestation
1745
Âges conseillés
2–7
Ambiance
ludique, traditionnelle
Dernière mise à jour
27 août 2026

Sens et origine

Voilà une comptine qui sonne comme si elle voulait dire quelque chose. Elle pose une question — comment pousse ton jardin ? — et y répond par un étrange et joli inventaire de clochettes d’argent, de coquillages et de demoiselles alignées, le tout adressé à une fillette « si contrariante ». Cette allure d’énigme a tenté les gens, pendant des siècles, d’y lire un code.

Les deux clés préférées sont des reines Tudor. Une lecture fait de Mary la reine catholique Marie Ire, de son « jardin » un règne stérile et des « jolies demoiselles » un sombre jeu de mots sur les exécutions ; une autre y voit Marie Stuart, les demoiselles étant ses fameuses dames d’honneur. Les deux sont ingénieuses, et les deux sont sans fondement — rien ne prouve que la comptine ait seulement existé avant les années 1700, et ces interprétations lui ont été plaquées bien plus tard.

La vérité la plus simple, c’est qu’il s’agit d’un joli morceau de non-sens, imprimé pour la première fois en 1745. Une fillette contrariante, un jardin impossible et un air — et, comme si souvent, le sens que l’on désire le plus trouver est celui qui n’y a jamais été.

Questions fréquentes

Quel âge a « Mary, Mary, Quite Contrary » ?
La plus ancienne version connue a paru en 1745, dans le recueil « Tommy Thumb's Pretty Song Book ». Rien ne prouve que la comptine ait existé avant le XVIIIe siècle.
Parle-t-elle en secret de Marie Ire ou de Marie Stuart ?
Ce sont les deux théories les plus répandues : on y lit le « jardin », les « clochettes d'argent » et les « jolies demoiselles » comme des allusions codées au règne, à la religion ou aux dames d'honneur d'une reine Tudor. L'histoire est belle, mais ce ne sont que des conjectures sans le moindre appui, accolées à la comptine bien après son écriture.
Que veut donc vraiment dire « Mary, Mary, Quite Contrary » ?
Sans doute rien de caché du tout. C'est un petit vers énigmatique sur une fillette contrariante et un jardin étrangement planté de clochettes et de coquillages — le joli non-sens dont les comptines regorgent.

Sources