
Paroles
Hänschen klein ging allein in die weite Welt hinein. Stock und Hut steht ihm gut, ist gar wohlgemut. Aber Mutter weinet sehr, hat ja nun kein Hänschen mehr. „Wünsch dir Glück!“ sagt ihr Blick, „kehr nur bald zurück!“
#Traduction française
Le petit Hans s'en est allé tout seul dans le vaste monde. Bâton et chapeau lui vont bien, il est tout guilleret. Mais sa mère pleure à chaudes larmes, elle n'a plus son petit Hans. « Bonne chance ! » dit son regard, « mais reviens vite ! »
#Hänschen Klein en un coup d'œil
- Pays d'origine
- 🇩🇪 Allemagne
- Chantée en
- allemand
- Paroles de
- Franz Wiedemann
- Première attestation
- 1860 (paroles publiées pour la première fois, dans la quatrième édition des « Samenkörner für Kinderherzen » de Wiedemann)
- Âges conseillés
- 2–7
- Ambiance
- traditionnelle, apaisante
- Dernière mise à jour
- 27 août 2026
Sens et origine
C’est l’une des premières chansons que les enfants allemands apprennent — dans l’espace germanophone, elle compte depuis longtemps parmi les toutes premières chansons enseignées aux enfants. La plupart des gens la rencontrent sous la forme d’un unique couplet tout en douceur : le petit Hans, joyeux avec son bâton et son chapeau, s’en va dans le monde, et sa mère, restée derrière, pleure et demande seulement qu’il rentre vite.
Cette tendresse, on la doit à la version courte. Franz Wiedemann, instituteur à Dresde, publia les paroles en 1860 et donna à la chanson trois couplets et un arc bien plus long : Hans reste absent des années et revient homme fait, si marqué et bruni au front et aux mains que sa propre sœur ne le reconnaît pas — seule sa mère le reconnaît aussitôt. Un texte abrégé circulait déjà à la fin du XIXe siècle ; Otto Frömmel imprima en 1900 une version en deux couplets pour les jardins d’enfants, et avec le temps elle s’est encore raccourcie, jusqu’au seul couplet d’adieu chanté aujourd’hui.
La mélodie est plus ancienne que les paroles. Elle est notée comme air de danse dans un manuscrit daté de 1784, fut imprimée en 1807 comme chanson de chasse « Fahret hin », et Wiedemann indiqua dès le départ « Mel.: Fahret hin » au-dessus de son poème ; les anglophones la connaissent sous le nom de « Lightly Row ». Elle a connu aussi une étrange seconde vie : c’est l’air que chante HAL 9000, de plus en plus lent et hésitant, pendant qu’on l’éteint dans la version allemande de 2001, l’Odyssée de l’espace — une chanson d’enfant sur le départ, devenue le son des derniers instants d’une machine.
Questions fréquentes
- Qui a écrit « Hänschen Klein » ?
- Les paroles sont de Franz Wiedemann (1821–1882), instituteur à Dresde, qui les a publiées en 1860 dans l'appendice « Alte Lieder, neue Worte » de la quatrième édition de son recueil « Samenkörner für Kinderherzen ». La mélodie est plus ancienne : elle figure comme air de danse dans un manuscrit daté de 1784, a été imprimée en 1807 comme chanson de chasse « Fahret hin », et la première édition de Wiedemann note simplement « Mel.: Fahret hin ». Les anglophones connaissent le même air sous le nom de « Lightly Row ».
- De quoi parle « Hänschen Klein » ?
- Le petit Hans (Hänschen) quitte la maison pour voir le vaste monde, tout joyeux avec son bâton et son chapeau, tandis que sa mère pleure de le voir partir. Dans la version originale de Wiedemann, en trois couplets, il reste absent des années et revient grandi, méconnaissable — seule sa mère le reconnaît aussitôt. La version courte chantée aux petits ne garde que le tendre adieu.
- Pourquoi la version que chantent les enfants est-elle si courte ?
- L'original comptait trois couplets. En 1900, Otto Frömmel a imprimé une version en deux couplets pour les jardins d'enfants, et aujourd'hui on ne chante généralement que le premier — c'est pourquoi la chanson moderne se termine doucement, la mère demandant à Hans de vite revenir.
- Où ai-je déjà entendu cette mélodie ?
- Dans sa forme abrégée, c'est depuis longtemps l'une des toutes premières chansons apprises aux enfants dans l'espace germanophone. C'est aussi l'air que chante l'ordinateur HAL 9000 pendant qu'on l'éteint, dans la version allemande du film « 2001, l'Odyssée de l'espace », et la même mélodie porte des chansons enfantines très connues au Japon, à Taïwan et en Corée.


